Allez hop, suis arrivé au bout des 424 pages cette nuit, et franchement pas déçu par ce dernier roman de Jay McInerney. Si vous ne connaissais pas l’écrivain, on peut le décrire succintement comme un new-yorkais de souche, grand pote – du moins à une époque – de Bret Easton Ellis avec qui il partage ce goût de la description de jeunesses dorées et souvent perdues de la Grosse Pomme. Un milieu que les deux auteurs connaissent bien pour avoir écumer pendant de nombreuses années toutes les soirées, réceptions et autres fêtes de Manhattan et alentours.
Il retrouve ici Corinne et Russel, son couple de Trente ans et des poussières, à la veille du 11 Septembre. Elle s’occupe désormais de leurs jumeaux et lui est toujours éditeur à succès. Nous découvrons dès le début du roman un second couple, Sasha et Luke, il est un crack de la finance qui a décidé de se mettre au vert et elle est la reine des galas de charité. Ils sont évidemmement (très) beaux, (très) riches et (très) cultivés. La chute des tours est ici un prétexte, une trame de fond qui sert parfaitement l’histoire de ces destins croisés dans le monde des golden boys de l’Upper East Side. L’attentat agit comme un révélateur pour chacun des personnages qui se retrouvent tous face à leurs propres doutes, comme si l’évenement avait déclenché en avance le Démon de Midi. Le ton est acerbe et sans concession, les doutes sont profonds sur des thématiques comme le couple, l’amour, la parentalité … bref des préoccupations de quadras en quête de sens dans une vie urbaine galopante. Bonne lecture.
Tags: Livre



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